La Réparation


La Réparation
Réalisateur :
Régis Wargnier
Pays d'origine :
FR
Titre original :
La Réparation
Durée :
1h44
Année :
2025
Date de sortie nationale :
16/04/2025
Genre :
DR
Casting :
Julia de Nunez, Clovis Cornillac, Julien De Saint-Jean…
Synopsis :
Quelques heures avant l'attribution de sa 3ème étoile, le célèbre chef Paskal Jankovski disparait avec son second lors d'une partie de chasse. A 20 ans, sa fille Clara se retrouve seule aux commandes du restaurant. Deux ans plus tard, elle reçoit une mystérieuse invitation pour Taïwan…
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Bruz
Lun 12 mai
14:00 et 18:00
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Mar 13 mai
14:15
vf 2d
Châteaubourg
Mer 14 mai
20:30
vfad 2d
Châtillon-en-Vendelais
Sam 17 mai
20:30
vf 2d
Lun 19 mai
20:30
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La Richardais
Lun 12 mai
20:10
vf 2d
Mar 13 mai
17:20
vf 2d
Montauban de Bretagne
Jeu 15 mai
20:30
vf 2d
Redon
Du dim 11 mai
au lun 12 mai
18:20
vf 2d
St-Aubin du Cormier
Lun 12 mai
20:45
vf 2d
Val d'Anast
Lun 12 mai
20:00
vf 2d

sorti le 16/04/2025

Entre France et Taïwan, entre cuisine et voyage, entre père et fille, le nouveau film de Régis Wargnier se construit autour d’une enquête peu inspirée pour nous plonger dans une exploration culturelle qui met en appétit. Quelques heures avant l'attribution de sa troisième étoile, le célèbre chef Paskal Jankovski (Clovis Cornillac) disparaît avec son second (Julien de Saint Jean) lors d'une partie de chasse. À 20 ans, sa fille Clara (Julia de Nunez) se retrouve seule aux commandes du restaurant. Deux ans plus tard, elle reçoit une mystérieuse invitation pour Taïwan.

Moteur de l’intrigue et de la quête de la protagoniste, l’enquête est mise à mal par la faiblesse de l’écriture. La direction d’acteur trop théâtrale souligne ainsi la fragilité des dialogues et met en exergue les lacunes dans la construction des personnages. Si Clovis Cornillac et J.C. Lan relèvent le niveau global d’interprétation, Julien de Saint Jean (qui avait pourtant livré une belle performance dans Le Comte de Monte-Cristo) cabotine face à l’actrice principale. Pour un premier rôle dans un long métrage, Julia de Nunez ne fait pas preuve d’une palette de jeu très nuancée et ne parvient pas à rendre son personnage attachant.

À défaut de suivre l’histoire avec exaltation, le spectateur peut au moins profiter de la beauté des plats et des décors, mis en valeur par une photographie maîtrisée. Ainsi, la teinte bleu froid du restaurant de Bretagne contraste avec les environnements de Taipei (rouge, orange, voire néon) qui s’opposent eux-mêmes à la verdoyance de la forêt de Taïwan. Cette ambivalence présente dans les cultures d’extrême orient illustre assez justement celle de la culture culinaire entre quête d’un savoir ancestral et sophistication toujours plus complexe.

Si la composition orchestrale de Romano Musumarra est assurément gracieuse dans son lyrisme, son emploi dans le métrage est purement empathique, telle une couche excessive d’épices sur un plat manquant de saveurs. Cherchant à compenser la faiblesse des personnages, difficile de ne pas voir dans cet artifice une maigre réparation.

Gwendal Ollivier