Incroyable mais vrai


Incroyable mais vrai
Réalisateur :
Quentin Dupieux
Pays d'origine :
FR
Titre original :
Incroyable mais vrai
Durée :
1h14
Année :
2022
Date de sortie nationale :
15/06/2022
Genre :
CO
Casting :
Léa Drucker, Alain Chabat, Benoît Magimel, Anaïs Demoustier, Lena Lapres…
Synopsis :
Alain et Marie emménagent dans un pavillon. Une trappe située dans la cave va bouleverser leur existence.
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Acigné
Lun 27 juin
20:30
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Argentré du Plessis
Ven 1 juillet
20:30
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Dim 3 juillet
17:00
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Mar 5 juillet
20:30
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Betton
Mer 29 juin
20:30
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Ven 1 juillet
20:30
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Bruz
Dim 26 juin
18:30
vf 2d
Lun 27 juin
16:25
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Mar 28 juin
16:25 et 21:00
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Cancale
Sam 2 juillet
21:00
vf 2d
Lun 4 juillet
21:00
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Cesson-Sévigné
Du mer 29 juin
au jeu 30 juin
20:30
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Sam 2 juillet
15:00
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Chartres de Bretagne
Mer 29 juin
20:30
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Sam 2 juillet
21:00
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Lun 4 juillet
20:30
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Châteaubourg
Ven 1 juillet
20:45
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Dim 3 juillet
20:45
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Châtillon-en-Vendelais
Dim 10 juillet
20:30
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Combourg
Du sam 25 juin
au dim 26 juin
20:30
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Mar 28 juin
20:30
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Dinard
Dim 26 juin
15:00
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Mar 28 juin
17:50
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Fougères
Dim 26 juin
19:00
vf 2d
Lun 27 juin
18:30
vf 2d
Mar 28 juin
15:30 et 18:30
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Guichen
Dim 26 juin
20:30
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La Guerche de Bretagne
Du dim 3 juillet
au lun 4 juillet
20:30
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La Mézière
Du ven 24 juin
au mar 28 juin
11:00, 14:00, 16:00 et 20:00
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La Richardais
Dim 26 juin
11:10, 17:50 et 20:40
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Lun 27 juin
17:50 et 20:40
vf 2d
Mar 28 juin
14:50 et 20:40
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Montfort-sur-Meu
Jeu 30 juin
20:30
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Dim 3 juillet
20:30
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Pleurtuit
Mer 29 juin
21:00
vf 2d
Ven 1 juillet
21:00
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Redon
Dim 26 juin
17:10, 18:40 et 20:50
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Lun 27 juin
14:30, 16:10, 18:10 et 20:50
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Mar 28 juin
14:10, 18:00 et 20:50
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Rennes
Du sam 25 juin
au mar 28 juin
14:00, 15:45 et 20:00
+ dimanche 26 à 11:30
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Rennes
Du mer 22 juin
au lun 27 juin
13:50, 15:50, 17:50, 19:50 et 21:45
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Dim 26 juin
11:00
vfst 2d
Mar 28 juin
13:50, 15:50, 17:50 et 21:45
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Mar 28 juin
19:50
vfst 2d
St-Aubin du Cormier
Ven 1 juillet
21:00
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Lun 4 juillet
20:45
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St-Georges de Rtb.
Mer 6 juillet
20:30
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Mer 6 juillet
20:30
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Ven 8 juillet
20:30
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Ven 8 juillet
20:30
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St-Malo
Dim 26 juin
11:00 et 16:00
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Lun 27 juin
14:00 et 16:15
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Mar 28 juin
16:15 et 20:30
vf 2d

sorti le 15/06/2022

Présenté en avant-première à Cannes, le nouveau métrage de Quentin Dupieux débarque dans nos salles un an et un mois après son précédent, Mandibules. Reniant assez ouvertement l’intellectualisation à outrance de ses films, le réalisateur français nous livre pourtant avec ce dernier, une réflexion sur le passage du temps. Par le biais de ces trois personnages principaux, il nous présente trois appréciations différentes du temps, de la façon dont les gens s’en saisissent, le poursuivent, n’en retiennent aucune leçon ou apprécient simplement son lent passage. Toujours bref, le réalisateur ne « prend pas son spectateur en otage » plus que de nécessaire et explore sa thématique en son habituelle durée d’une heure et quart.

Reconnaissable dans chacun de ses plans par cet étalonnage très peu contrasté, Dupieux colore son image assez plate par ses décors captés dans des plans aux bords étrangement floutés. Seule sur plusieurs séquences, la musique, évidemment synthétique, reprend le répertoire classique de Bach afin d'accompagner la tournure fataliste qu'opère le métrage en montrant les trajectoires éclatées de ses trois personnages sur un plus long laps de temps. Ainsi c’est la première fois que le réalisateur tire véritablement un discours plutôt sérieux et acerbe sur la thématique explorée par le concept auquel ses personnages sont confrontés. Alain (Chabat) passif dans son travail et dans sa vie en général laisse le temps couler sans chercher à obtenir quoi que ce soit de plus qu'il n'a déjà. Marie (Léa Drucker) prend au contraire les décisions du couple et voit dans les marques que le temps laisse sur son corps la pire des fatalités. Enfin, Gérard (Benoît Magimel) se contente quant à lui de répéter indéniablement les mêmes erreurs, patron de sa vie mais esclave de son envie éternelle du même type de relations de « jeunesse ».

Bien connus du grand public, les acteurs sont emmenés dans des rôles à l’opposé de ceux qui leur collent à la peau en particulier pour le couple formé par une Anaïs Demoustier nymphomane décérébrée et un Benoît Magimel beauf dont la préoccupation principale constitue la première révélation purement comique du métrage contrastant avec la seconde, concept qui permet de tisser la thématique plus tragique. Habilement gardées secrètes dans les intrigantes bandes annonces, ces révélations forment le moteur dramatique de toute la première partie du film en jouant sur l'envie de savoir des personnages et des spectateurs. Par des dialogues réalistes presque énervants, Dupieux construit notre désir de savoir ce que les personnages nous vendent comme incroyable mais vrai.

Gwendal Ollivier